Des foyers privés de téléphone et d’internet, voire de télévision, pendant trois semaines dans certains villages, des coupures à répétition dans l’agglomération d’Angoulême, les problèmes se sont multipliés ces dernières semaines.
La faute en serait à la tempête qui a sévi sur le département quelques jours avant Noël, c’est en tout cas ce que France Télécom laisse entendre. Mais une déléguée de la CGT ne s’est pas contentée de cette explication, elle a également incriminé à juste titre l’état des installations, des réparations provisoires de la grande tempête de 1999 n’ayant pas à ce jour eu de suite, et surtout la chute des effectifs. Avant le changement de statut de France Télécom, une équipe de 150 agents se consacrait à l’entretien du réseau en Charente, plus 80 personnes qui s’occupaient des dérangements. Dix ans plus tard, l’équipe de 150 agents a été rayée de la carte et les 80 restants doivent tout faire. Pour l’ensemble des effectifs départementaux, il y avait 500 agents : il en reste 240.
Cela se passe mal pour les usagers, comme pour les salariés. Et voilà comment France Télécom fait du profit aux dépens des deux.
La volonté de la Poste d’appliquer à Coulommiers sa nouvelle réorganisation supprimant 3 emplois le 22 juin a fini par être fortement contrariée par l’action des postières et postiers soutenus par la CGT FAPT 77 et SUD PTT 77. Cette réorg’ ne sera mise en place que le 14 septembre. D’ici là, le personnel va pouvoir continuer de contester ce qui n’allait pas dans la mouture initiale.