Une soixantaine de facteurs se sont rassemblés, à partir de 14 h 30, devant la plate-forme courrier de Château-Gontier/Azé, zone de la Fougetterie. Une délégation de représentants syndicaux a été reçue, par la directrice du centre de la Poste. « La Poste accélère les restructurations des services de la distribution du courrier et applique aux facteurs de nouvelles organisations de travail qui ne vont pas améliorer le service rendu aux usagers, s’alarme la CGT, par la voix de Michèle Blot, secrétaire départementale CGT FAPT 53 (Fédération CGT des activités postales et de télécommunications). Elle craint que les conditions de vie au travail des postiers continuent de se détériorer : « Elles sont déjà bien dégradées depuis quelques années. »
La secrétaire départementale prévient que, cet été, la plupart des facteurs des communes de Château-Gontier, Craon, Cossé, Meslay-du-Maine et Grez-en-Bouère devront travailler doublement. Bien que : « La Poste prévoit de faire distribuer le courrier un jour sur 2, laissant des tournées sans distributeur certains jours. Autant dire que tout le courrier ne pourra être distribué en temps et en heure auprès des usagers. Il faut s’attendre à des délais d’acheminement plus conséquents. »
Les postiers demandent : le maintien de leur organisation de travail en l’état, maintenir le même nombre de tournées cet été, embaucher des étudiants et des CDD pendant les vacances. « Il en va de la sauvegarde de leur emploi et du maintien de la qualité de service rendue aux usagers. »
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Les multiples alertes de la CGT, des organisations syndicales et du personnel de ces derniers mois concernant la santé et les conditions de travail nous amènent à exiger l’ouverture de véritables négociations sur les revendications, avec la direction nationale. La direction des CRC, doit entendre les salariés qui se mobilisent depuis le début de cette année et particulièrement le 24 juin dernier. Au lieu de cela, elle met en place un plan d’action sur le «présentéisme» pour, dit’ elle agir et comprendre les raisons des arrêts de travail jugés plus nombreux en CRC : 30 jours/agents en moyenne, contre 12 jours/agents à l’enseigne. C’est de la provocation !!!! Cela en rajoute sur la culpabilisation et la pression. Pour la CGT, seul des actes concrets peuvent répondre aux besoins des salariés en matière de condition et de santé au travail, ils passent notamment par le respect de leurs droits.